Sainte famille -A- 28-29 décembre 2019 (TM)

Jésus, tout petit enfant, est emmené en exil.
Il connaît à son tour la longue marche de l’exode pour entrer dans la terre promise. C’est un pèlerinage aux sources.
Ce petit enfant devient l’avenir d’un peuple.
Cet exode identifie Jésus au peuple lui-même.
L’histoire du peuple devient son histoire.
Jésus est fait histoire.
Il entre dans l’histoire par l’aventure de la Pâque.
C’est une histoire d’amour entre Dieu et nous.
 
De retour en terre promise, Joseph, Marie et l’enfant se fixent en Galilée, à Nazareth et “on appellera Jésus, Nazaréen”.
Jésus est d’une histoire et d’un lieu.
C’est parce qu’il est “indigénisé” qu’il est universel.
C’est parce qu’il est d’une histoire et d’un sol qu’il est de tous les temps et de tous les horizons.
C’est parce qu’il est enraciné dans une culture qu’il est de toutes les cultures. C’est parce qu’il est d’un terroir qu’il est du ciel.
C’est parce qu’il est de son temps qu’il est du nôtre.
Il n’y a pas d’enfant dans l’abstrait.
L’enfant a déjà l’âge de l’histoire.
Il n’y a pas d’amour sans histoire d’amour.
 
                        Jean Debruynne, 1000 textes.


Les commentaires sont fermés.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑